radar

Fin juillet 2014, la compagnie aérienne Japan Airlines teste une nouvelle méthode de management. Les employés qui travaillent au sol à l’aéroport international Haneda de Tokyo sont équipés d’une montre connectée et l’aéroport est émaillé de balises pour permettre une géolocalisation de tous les employés. Il est alors possible pour la compagnie de gérer le déploiement de ses employés en temps réelles au moyen d’un seul écran radar. Finis les effectifs trop nombreux à un endroit, pas assez à un autre… La compagnie défend cette initiative en parlant de la recherche d’une plus grande efficacité dans le service des clients.

Cette expérimentation japonaise pourrait marquer le coup d’envoi de l’utilisation des technologies de la data dans les milieux professionnels. Grosse révolution pour le management : quand les employés se rapprochent des machines, c’est le management des cyborgs (contraction de « cybernetic organism ») qui arrive…

Mais aussi grosse révolution pour les entreprises du secteur : un potentiel gros marché est à portée de main. Apple et Samsung ne cachent pas leur intérêt pour cette expérience. D’autant que les deux entreprises en sont des parties prenantes : les balises de repérage sont marquées d’une pomme (« apple » en anglais) et s’appellent « i-quelque-chose » tandis que les montres connectées sont des « Galaxy-quelque-chose ». Mais que les deux leaders du marché prennent garde : le gâteau est loin d’être mangé. Si Japan Airlines généralisait un tel mode de management, la compagnie n’exclurait pas de faire appel à d’autres entreprises comme LG